Royaume de Goldmoon

Le crépuscule de l’ère des elfes et des nains vit l’avènement de l’Âge Sombre, où les tribus humaines commencèrent à s’organiser en royaumes, en lutte permanente les uns contre les autres. D’après la légende, la lignée royale de Goldmoon descendrait du mythique Théodred le Magnifique, chef barbare d’un peuple nomade venu de l’océan pour fonder la ville de Silversky, sur l’île de Raven’s Dust. Annexant peu à peu les territoires adjacents, Goldmoon devint le plus puissant royaume des Hommes sur Althéa, s’étendant même jusqu’à l’île d’Arakas, conquise après une longue campagne militaire pour assujettir le pays d’Orkanis et rallier les villes de Windhowl et Lighthaven.

Jadis glorieux, Goldmoon est désormais sur le déclin en cette année de 542 après la fondation du royaume. Etant monté sur le trône sans convictions ni autorité, Théodore le Treizième n’a nullement été préparé à gouverner. Peu populaire de part sa faiblesse de caractère, le roi semblait impuissant à redresser une société féodale en pleine déliquescence, pourtant basée sur le charisme de son souverain. Les défections et les félonies se multiplièrent à la cour du château de Silversky, rongeant Goldmoon de l’intérieur alors que les ennemis se pressent à ses frontières.

Alors que l’on le pensait mort lors d’une bataille sur Arakas il y a une vingtaine d’années, le prince Théokrat réapparu soudainement et raconta comment le noble renégat Bane Gwengad le soigna et su cultiver en lui le goût de la simplicité et le culte de ses glorieux ancêtres. Son charisme et son autorité naturelle fit rapidement prendre conscience à la cour qu’il ferait un bien meilleur roi que son père. Apparemment rallié à l’avis de la noblesse, il su convaincre Théodore d’abandonner le trône pour partir en exil. Contre toute attente, au lieu de monter sur le trône, le prince annonça qu’il rendait le pouvoir au peuple en réinstaurant la veille pratique d’élection du roi par acclamation, comme ce fut le cas il y a plusieurs siècles alors que le royaume était vigoureux. Ce fut Uriel, un riche commerçant de Windhowl, qui fut choisi par le peuple pour monter sur le trône et faire prospérer le royaume. Quant à Théokrat, il reste encore aujourd’hui prince de sang royal et assure la légitimité du changement de régime.

La lumière d’Artherk

Artherk

Artherk est la divinité centrale du monde d’Althéa. Dieu de la Lumière, de l’Ordre et de la Miséricorde, ses sphères d’influences affectent le quotidien des habitants du royaume de Goldmoon, dont il est la religion officielle grâce un réseau d’églises, présentes dans presque chaque ville et village . Ses prêtres dédient leurs vies à aider les pauvres gens, mais surtout les nombreux aventuriers qui foulent le sol d’Althéa en quête de gloire, de richesse et d’expérience. On sait peu de choses sur les origines du culte d’Artherk. Néanmoins une chose est certaine, Artherk voyait les elfes comme ses propres enfants, son clergé était donc déjà d’une influence considérable sur la vie de ces êtres légendaires. Ce n’est que récemment que dans un royaume de Goldmoon sur le déclin fut redécouvert l’ancien Ordre des Templiers. Reformé comme jadis afin de palier à la faiblesse du pouvoir royal, il est dirigé par le Commandeur sir Beltigan. Peu à peu, cette organisation de moines soldats s’est imposé comme la principale force des serviteurs d’Artherk.

La Guerre Céleste au temps des Elfes

En ces temps anciens, Artherk veillait sur le monde du haut de son Royaume Céleste. Il chérissait plus que tout la race des elfes, dont il admirait la grâce et le raffinement. Obéron était leur souverain et régnait avec fierté sur ce peuple, mais son esprit était obsédé par l’arrivée imminente de l’Haruspice, être surgit du néant venu pour juger chaque race de la Création. Usant de magie noire dans l’espoir d’entrer en contact avec les puissances divines pour lui porter assistance, l’intriguant Ogrimar répondit à son appel. L’amour d’Artherk envers les elfes était sans limites, allant jusqu’à désirer une vierge elfique qu’il courtisait du haut de son Royaume Céleste. Hélas, pour concrétiser ses sentiments, il devait prendre forme matérielle. Animé d’une haine viscérale contre la Lumière, le dieu du Chaos voulait profiter de cette faille pour le détruire en passant par Obéron, être facilement influençable. C’est alors qu’il proposa un premier pacte au roi des elfes, lui offrant des pouvoirs considérables.

L’inquiétude pour la survie de son peuple étant croissante, Obéron demanda davantage d’aide à Ogrimar. Celui-ci conclu un second pacte avec le dieu du Chaos, qui lui concéda autant de pouvoirs qu’à un demi-dieu, devenant ainsi le plus puissant des êtres. Aveuglé par tant de puissance, Obéron ne se rendit pas compte que son âme passa progressivement sous le contrôle des ténèbres. Après bien des manigances, Ogrimar lança son invasion contre le Royaume Céleste tandis que le Roi Possédé attaqua par surprise le dieu de la Lumière avec toute son armée. Devenu vulnérable lors d’un rituel devant lui faire prendre forme matérielle, il ne se rendit compte que trop tard de cette supercherie. Soucieuse depuis la nuit des temps de l’harmonie divine existant entre la Lumière et les Ténèbres, la déesse Neerya observait depuis les Cieux le déroulement de la bataille. Sentant ce fragile équilibre prêt à se rompre, elle apparu à l’ultime moment à Obéron, entravant son geste et sauvant l’existence d’Artherk.

C’est alors que l’Haruspice vint en ce monde afin de punir la vanité des Elfes, rendus responsables d’un tel désastre pour avoir été ainsi corrompus alors qu’ils étaient originellement si purs. Hébété par sa défaite et l’apparition de la déesse Neerya, Obéron fit une nouvelle fois appel à Ogrimar afin de l’aider à combattre cet engeance surgit du néant, mais le dieu du Chaos s’estima délié de son pacte et laissa le peuple elfique à son sort. Le roi des elfes, considéré comme le principal responsable, fut frappé de la Malédiction du non-vivant et devint Makrsh P’Tangh, nom qui signifie Premier Traître dans l’ancienne langue elfique.

Son peuple subit un sort tragique en étant enfermé par l’Haruspice dans l’Elvenweave, une tapisserie mystique crée par Artherk lui-même. Elle fut murée dans le coeur de la capitale elfique, Anwynn. Certains racontent que le village humain de Lighthaven fut construit bien des siècles plus tard lors des Âges Sombres sur les ruines de cette antique cité, qui fut oubliée de tous…

L’Ordre du Temple

Oublié des livres d’Histoire, l’Ordre du Temple prit pourtant une part considérable dans la pacification des territoires occupés par les Hommes durant l’Âge Sombre. Initialement formé pour prêter main forte aux dirigeants du royaume naissant de Goldmoon, son rôle étant non seulement militaire mais spirituel, apportant la connaissance aux paysans et portant la Lumière du dieu Artherk partout où les ténèbres régnaient, y compris dans les esprits frustes et ignorants.
Officiellement dissous par le roi Théodred II, l’Ordre se perpétua pourtant en secret sur l’île de Stoneheim. Constatant une guerre civile larvée menaçant le royaume de Goldmoon, l’actuel Commandeur Sir Beltigan prit récemment la décision de reformer les Templiers pour prêter main forte aux forces du Bien et de l’Ordre, sans pour autant se lier par un serment à l’instable roi Théodore le Treizième. Bénéficiant du soutien du charismatique Archevêque de Windhowl, Jurnistakr Kira, l’Ordre du Temple est désormais une force incontournable sur Goldmoon.

La formation d’un Templier exige une discipline mentale rigoureuse et un sens de l’honneur strict, conditions nécessaires pour prétendre à se poser en défenseur de la Lumière. Craint autant que respecté, l’Ordre du Temple lève son bouclier pour protéger les innocents et frappe sans hésiter pour extirper le Mal de ce monde. Adeptes de la Connaissance, les Templiers font également tout en leurs pouvoirs pour sauvegarder la mémoire du passé.

Le chaos d’Ogrimar

L’un des plus anciens cultes religieux trouve son origine dans la Guerre Céleste, durant laquelle le roi Obéron d’Anwynn succomba à la tentation du pouvoir dans l’espoir de repousser lui-même le jugement de l’Haruspice. Dupé par une promesse d’aide du dieu du Chaos, Ogrimar l’utilisa tel un pantin pour tenter de massacrer son rival Artherk, rendu vulnérable en prenant forme matérielle par amour pour une elfe. Vouant une haine sans limites à tout ce qui représente l’Ordre et la Lumière, Ogrimar est une divinité instable et colérique, n’obéissant qu’à ses instincts et ses désirs.

Il y a plusieurs siècles, alors que la mémoire de la Guerre Céleste fut oubliée durant l’Âge Sombre, un clerc d’Artherk du village de Lighthaven redécouvrit l’histoire des elfes et se détourna de la Lumière pour prêcher l’évènement du Chaos et le renversement de l’Ordre établi, jugé corrompu et indigne de la fougueuse race des Hommes, rendue faible par son pacifisme et inconsciente du danger que représente l’Haruspice. Prenant alors le nom de Pontife noir, il s’était tourné naturellement vers Ogrimar, dont le nom fut pourtant oublié depuis longtemps. Le dieu du Chaos répondit à ses suppliques et lui offrit une vision prophétique du futur, qu’il consigna dans le Codex de la Destruction, ouvrage saint des Adorateurs d’Ogrimar.

Aujourd’hui peu nombreux car marginalisés, ceux qui prêchent l’avènement du Chaos croient aux vertus de la guerre et de l’anarchie, conditions nécessaires au renouvellement de la vigueur des Hommes. Force montante sur Althéa, les Adorateurs d’Ogrimar déploient une énergie intarissable pour créer des conflits et étendre leur influence, ne reculant devant aucune mesure à l’instar de leur dieu pour lequel la finalité justifie les moyens engagés pour y parvenir. Depuis son lugubre temple de Stoneheim, l’Evêque noir Vargus dirige d’une main de fer l’Eglise du Chaos. Assisté par le général renégat Mordenthal et l’intriguant Damien, le culte complote en secret des plans machiavéliques pour répandre les germes de la guerre et mettre à bas le royaume de Goldmoon, concentrant selon eux toute la décadence de la race des Hommes.

Ogrimar

Ogrimar est le dieu maléfique du Chaos. Il est l’exact opposé et ennemi d’Artherk, le dieu de la Lumière. Ses sphères d’influence céleste sont le chaos, la terreur et l’épouvante, la douleur, le mensonge, la destruction et la guerre.
D’après les récits antiques il est décrit comme particulièrement instable, au caractère changeant et brutal de nature. Complotant depuis la nuit des temps pour étendre le chaos sous toutes ses formes au détriment d’Artherk le Lumineux, il ne recule devant rien pour parvenir à ses fins. D’après la légende, à l’instar de ce qu’il a jadis promis à Obéron le roi des elfes, il concéderait pouvoir et puissance à ceux qui serviront au mieux ses intérêts. Il aime particulièrement voir les faibles s’entre-tuer afin de glorifier l’avènement des forts, seuls dignes de pouvoir espérer recevoir son attention. Selon la croyance populaire, chaque guerre entre les hommes est en fait l’aboutissement des noirs desseins d’Ogrimar.
Personne ne sait où se trouve sa résidence céleste, s’il en possède une. Il n’est jamais apparu physiquement aux êtres de la Création.

L’apparition d’Ogrimar parmi les Hommes

Nul ne sait exactement quand apparu un cercle d’adorateurs du dieu Ogrimar. Les historiens royaux supposent qu’il fut crée il y a très longtemps, avant même l’avènement de l’ère des humains, alors que le royaume de Goldmoon n’était qu’une nation barbare parmi d’autres. La première mention d’Ogrimar dans les archives apparaît dans un recueil de contes et légendes rédigé par un barde dont le nom n’est pas parvenu jusqu’à nous. Il relate l’histoire presque mythique de la Guerre Céleste, en plein Âge d’Or du peuple elfique.

En ces temps anciens, Artherk veillait sur le monde du haut de son Royaume Céleste. Il chérissait plus que tout la race des elfes, dont il admirait la grâce et le raffinement. Obéron était leur souverain et régnait avec fierté sur ce peuple, mais son esprit était obsédé par l’arrivée imminente de l’Haruspice, être surgit du néant venu pour juger chaque race de la Création. Usant de magie noire dans l’espoir d’entrer en contact avec les puissances divines pour lui porter assistance, l’intriguant Ogrimar répondit à son appel.

L’amour d’Artherk envers les elfes était sans limites, allant jusqu’à désirer une vierge elfique qu’il courtisait du haut de son Royaume Céleste. Hélas, pour concrétiser ses sentiments, il devait prendre forme matérielle. Animé d’une haine viscérale contre la Lumière, le dieu du Chaos voulait profiter de cette faille pour le détruire en passant par Obéron, être facilement influençable. C’est alors qu’il proposa un premier pacte au roi des elfes, lui offrant des pouvoirs considérables.

L’inquiétude pour la survie de son peuple étant croissante, Obéron demanda davantage d’aide à Ogrimar. Celui-ci conclu un second pacte avec le dieu du Chaos, qui lui concéda autant de pouvoirs qu’à un demi-dieu, devenant ainsi le plus puissant des êtres. Aveuglé par tant de puissance, Obéron ne se rendit pas compte que son âme passa progressivement sous le contrôle des Ténèbres.
Après bien des manigances, Ogrimar lança son invasion contre le Royaume Céleste tandis que le Roi Possédé attaqua par surprise le dieu de la Lumière avec toute son armée. Devenu vulnérable lors d’un rituel devant lui faire prendre forme matérielle, il ne se rendit compte que trop tard de cette supercherie. Soucieuse depuis la nuit des temps de l’harmonie divine existant entre la Lumière et les Ténèbres, la déesse Neerya observait depuis les Cieux le déroulement de la bataille. Sentant ce fragile équilibre prêt à se rompre, elle apparu à l’ultime moment à Obéron, entravant son geste et sauvant l’existence d’Artherk.

C’est alors que l’Haruspice vint en ce monde afin de punir la vanité des elfes, rendus responsables d’un tel désastre pour avoir été ainsi corrompus alors qu’ils étaient originellement si purs. Hébété par sa défaite et l’apparition de la déesse Neerya, Obéron fit une nouvelle fois appel à Ogrimar afin de l’aider à combattre cet engeance surgit du néant, mais le dieu du Chaos s’estima délié de son pacte et laissa le peuple elfique à son sort. Le roi des elfes, considéré comme le principal responsable, fut frappé de la Malédiction du non-vivant et devint Makrsh P’tangh, nom qui signifie Premier Traître dans l’ancienne langue elfique.

Son peuple subit un sort tragique en étant enfermé par l’Haruspice dans l’Elvenweave, une tapisserie mystique crée par Artherk lui-même. Elle fut murée dans le coeur de la capitale elfique, Anwynn. Certains racontent que le village humain de Lighthaven fut construit bien des siècles plus tard lors des Âges Sombres sur les ruines de cette antique cité, qui fut oubliée de tous…

Le Pontife Noir, premier du Chaos

La nouvelle de la destruction de la race elfique se répandit rapidement à travers le monde, y compris auprès des peuplades humaines. Au fil des siècles, elles se rassemblèrent et formèrent plusieurs royaumes, dont celui qui est connu sous le nom de Goldmoon.

Bien qu’aujourd’hui rattaché à la couronne, Lighthaven est un village des Hommes qui fut longtemps indépendant. Durant cette période, le culte d’Artherk y était présent et encadrait avec rudesse sa population. Le clergé fut organisé de façon très autonome et autarcique, hors de contrôle de l’archevêché de Windhowl. Un jeune clerc se distingua de ses pairs par son zèle, se révélant particulièrement critique vis à vis du credo du culte. Selon lui, tout ce qui a été enseigné sur le dieu de la Lumière ne serait qu’une vérité érroné, basée sur des mythes anciens pervertis par des siècles d’obscurantisme. La virulence de ses propos qualifiés d’hérésie par l’évêque de Lighthaven fut la cause de son bannissement dans les catacombes du temple.

Des années s’écoulèrent et jusqu’à son nom disparu de toutes les mémoires. Ici commence la légende…

Lors d’un jour de fête où tout le village était convié dans le temple pour y célébrer la grâce d’Artherk le Lumineux, un bruit sourd et lugubre émergea du plus profond des entrailles du temple. Tous furent épouvantés en découvrant une silhouette sombre au profil émacié sortir des ténèbres et prendre place dans l’assemblée. Alors que certains prirent la fuite, d’autres se tinrent ébahis, paralysés par la peur. « Je suis le Pontife noir, Celui qui pourfend l’incroyance. La Lumière aveugle la Vérité dont Ogrimar est l’unique dépositaire. » Ses mots résonnèrent à travers tout Lighthaven, qui fut parcouru de panique. La légende rapporte que certains villageois ne furent point terrifiés, la voix du Clerc Maudit étant même une douce mélodie à leurs oreilles. Le Pontife noir emporta avec lui ses premières ouailles et prit la route vers une destination inconnue.

Que ce soit une légende ou un fait avéré, l’irruption du Pontife noir est à l’origine de la création de ce que l’on appelle désormais l’Eglise du Chaos. Ayant rassemblé une poignée de fidèles d’entre les fidèles, tel des aveugles ayant recouvré la vision d’une véritable foi, le Clerc Maudit organisa rapidement le credo du culte naissant. Parcouru de visions prophétiques durant toute une lune, il retranscrit son exégèse dans le Codex de la Destruction. Ouvrage destiné aux Apostats ayant renié la Lumière pour adorer Ogrimar, il décrit comment les suivants du culte doivent s’organiser afin d’étendre l’influence du Chaos, de la Terreur et de la Douleur en ce monde afin de mettre à bas la Lumière et préparer l’avènement d’un Ordre nouveau. Une fois avoir rédigé le livre saint, le Pontife noir disparu subitement, laissant le jeune culte face à son destin.

Des rumeurs rapportent l’existence d’un proto-culte ogrimarien s’étant implanté il y a de nombreuses années dans le royaume d’Orkanis, désormais en ruines. De là, le culte se serait étendu dans le secret et la clandestinité. D’autres sources relatent cependant que la venue de la Liche Marksh P’tangh est la véritable raison de l’apparition d’Ogrimar dans le monde des hommes. Alors qu’il ne restait plus aucune trace visible d’une présence des suivants d’Ogrimar sur l’île d’Arakas, le culte s’est particulièrement développé sur l’île de Stoneheim, rassemblé autour de l’Evêque noir Vargus.

Les Ombres de Neerya

Souvent représentée par l’astre lunaire, la Déesse Neerya bénéficie depuis peu d’un culte à part entière. Longtemps méconnue des sociétés humaines et souvent absente des récits historiques, elle à pourtant joué un rôle primordial lors de la Guerre Céleste, retenant le geste déïcide d’Obéron, le vaniteux roi des elfes. Alors manipulé par l’essence divine qu’Ogrimar lui avait insufflé pour espérer repousser l’Haruspice, le dieu du Chaos l’utilisa à ses dépends pour tenter d’occire son rival Artherk.

Appelée la Dame par ses fidèles qui s’intitulent Ombres de Neerya, la déesse est désormais connue dans la plupart des communautés, signe des temps instables et incertains où le peuple se détourne des divinités classiques. Ce n’est pas un hasard que son étendard soit la Lune, à la fois symbole intriguant et source de nombreux mythes et légendes.

Il n’y a pas de dogme à proprement parler au sein des suivants de Neerya, car ils s’adaptent constamment au contexte dans lequel ils évoluent. Préserver l’équilibre subtil entre les forces en mouvement est le principal objectif des Ombres de Neerya, afin de ne pas répéter l’erreur qui fut commise par les elfes, fourvoyés par leur arrogance et leur manque de clairvoyance. Quoi qu’il en soit, le goût du secret, de la ruse et des illusions est l’un de leurs traits les plus remarquables, avec une forte tendance à vénérer tout ce qui touche à la préservation du patrimoine culturel hérité de la civilisation elfique, dont le culte de la mana et de la magie. Ainsi, nombreuses sont leurs expéditions dans les ruines d’Awynn afin de se gorger de toujours plus de savoir et de connaissances.

Depuis peu entrés dans une phase qu’ils nomment Nouvelle Lune, les croyants de la Dame ont reçu depuis peu le premier signe tangible de l’omniprésence discrète de leur déesse, qui leur a offert la possibilité de pouvoir renaître en partageant avec elle une parcelle de son pouvoir divin afin de lutter contre l’Haruspice, aux côtés des séraphins et néphilims.

Les origines du culte de la Dame

D’après les légendes qui nous sont parvenues depuis les temps primitifs de l’humanité, l’apparition d’un culte dédié à la Déesse de la Lune serait une conséquence inéluctable des temps troublés et incertains qui secouent une civilisation sur le déclin, comme si la nuit devait étendre ses ombres sur un monde voué à disparaître, sinon à plonger dans un nouvel Âge Sombre.
Ainsi il en alla pour le glorieux mais vaniteux peuple des elfes. Des recherches archéologiques récentes accréditent l’hypothèse de l’existence d’un proto-culte dans les ruines d’Anwynn, installé tardivement au sein de la Cité elfique, peu avant sa chute face au jugement de l’Haruspice.
Longtemps mal considérée par l’historiographie humaine, la foi en celle que l’on appelle aussi la Dame à souvent été incomprise et surtout estimée comme étant une dérive hérétique. La découverte contemporaine d’anciens textes d’interprétation de la mythique Guerre Céleste, durant laquelle le dieu Artherk faillit disparaître sous les coups de la perfidie de son grand rival Ogrimar, permet de mieux connaître le rôle qu’a tenu Neerya durant ces temps oubliés.
Ces récits mettent en évidence l’importance cruciale de la déesse, qui retint le geste déïcide d’Obéron, en sachant lire avec justesse une âme tourmentée et corrompue, réduit à un instrument de haine dénué de volonté propre. Ainsi Artherk incarné pour aimer une mortelle ne fut pas tué par le roi des elfes, alors sous l’emprise maléfique d’un pacte signé avec Ogrimar. Si l’Histoire de ce peuple nous est parvenue c’est notamment grâce à certains elfes qui, se sachant condamnés, ont entendu l’appel de la Dame leur intimant de sauvegarder leur savoir pour les civilisations futures.
Ainsi, la redécouverte des ruines d’Anwynn et de ses mystères coincide avec le renouveau du culte de Neerya, qui s’implante désormais chez les Hommes.

Les adeptes de la déesse

Curieusement, ceux qui se réclament de la foi en la Dame prétendent qu’elle oeuvre pour l’équilibre des forces en mouvement, qu’elles soient divines ou simplement terrestres. En effet, nombreux sont ceux qui estiment qu’elle a outrepassé sa neutralité en intervenant directement dans la Guerre Céleste pour contrecarrer les plans d’Ogrimar. D’après ceux qui s’intitulent Ombres de Neerya, préserver l’équilibre n’est nullement synonyme d’immobilisme et de passivité. Suivant l’exemple de leur divinité, ils oeuvrent principalement comme des agents discrets de la sauvegarde de l’humanité, usant de moyens détournés pour y parvenir.
Toutes les gravures représentent Neerya sous la forme d’une Lune pleine ou en croissant, en hommage à celle qui communiquerait à ses fidèles une fois la nuit tombée. C’est tout naturellement qu’ils ont reprit le symbolisme lunaire pour établir et organiser leurs croyances. Mystérieuse et source de bien des mythes dans toutes les civilisations connues, la Lune protégerait ceux qui évoluent la nuit, que ce soit les voleurs, les espions mais aussi les savants et les mages qui ne prennent aucun répit pour accomplir leur quête de connaissance. D’après certaines légendes, la mana dans laquelle baigne le monde prendrait sa source au delà de ce qu’on appelle le Voile, qui aurait été tissé à partir d’un rayon lunaire par la déesse elle-même.

Un culte de la nuit

Principalement installés dans le Sanctaire de Neerya, une clairière accessible après avoir parcouru les méandres des grottes du village de Lighthaven, les Ombres de Neerya se dévoilent peu à peu au monde, tissant des liens avec les principales forces en présence sur Althéa. Dépourvus de structure hiérarchique rigide propre aux autres cultes, ils forment plutôt une sorte d’association se voulant indépendante et surtout libre de tout mouvement. Naviguant entre les concepts philosophiques de Nouvelle Lune et d’Eclipse, les neeryens peuvent apparaître comme instables, voir inconstants. C’est mal connaître leurs intentions profondes, toutes tournées vers la préservation de l’équilibre du monde. Un tel jugement est probablement hérité de leurs méthodes et de leurs approches déroutantes, n’hésitant pas à radicalement changer d’attitude ou d’alliance en fonction du contexte dans lequel ils évoluent, tout en développant progressivement un réseau souterrain d’espionnage et d’influence partout où ils le peuvent. Sur ce dernier point cependant, ce ne sont que des rumeurs.

Nouvelle lune et éclipse

Principal signe distinctif des changements liés à la période de Nouvelle Lune, symbolisant l’astre lunaire caché dans les ombres de la planète dont seuls les initiés connaissent la signification, les adeptes de Neerya ont récemment reçu de leur déesse la possibilité de partager avec elle une once de son pouvoir divin, afin de renaître aux côtés des séraphins et des néphilims dans le but de combattre l’Haruspice. A présent clairement implantés sur Althéa, ils se sont fait de nouveaux ennemis en la personne des Rédempteurs, qui luttent eux aussi pour la sauvegarde de l’Humanité mais avec une approche et des croyances radicalement opposées. Cependant, des alliés improbables se sont déclarés en faveur du culte de la Dame, à l’instar des mythiques licornes ou de certains esprits et fantômes d’anciens elfes d’Anwynn ayant jadis entendu de leur vivant le message de la déesse de la Lune.

Le cercle des rédempteurs

Depuis toujours incompris voir méprisés, ceux qui se nomment eux-mêmes les Rédempteurs se démarquent nettement des différents groupes évoluant sur Althéa par leurs croyances singulières. Prenant acte des précédentes venues de l’Haruspice qui à châtié les nains et les elfes pour leur manque de discernement, le Cercle des Rédempteurs existe depuis que les Hommes furent avertis qu’à leur tour ils allaient subir le jugement implacable de celui que les légendes populaires désignent sous le nom de dieu de la Mort.

Désabusés par la décadence de la société féodale organisée par le royaume de Goldmoon et profondément déçus de l’incurie de leurs semblables, les Rédempteurs se fixent l’objectif de rendre la dignité nécessaire à l’être humain pour satisfaire la volonté de l’Haruspice. Usant autant de moyens persuasifs que de coercition pour imposer leur doctrine, ils étendent inlassablement leur influence dans l’espoir de convaincre les puissants autant que les plus humbles de se préparer à l’Élévation spirituelle.

Refusant le déterminisme et la fatalité d’imaginer la destinée de l’Homme entre les mains capricieuses des dieux, les Rédempteurs luttent également pour saper l’influence des clergés, accusés d’obscurantisme. De fait, ils sont constamment chassés des temples pour leur impiété et leur hérésie. Perçus comme inconscients et crédules face à la Prophétie, il serait pourtant mal avisé de sous-estimer leurs valeurs, qui sont à l’opposé du nihilisme et de la résignation qui gagne peu à peu les esprits.

Seul contre tous, le Cercle des Rédempteurs compte bien sauver l’humanité du plus grand des dangers pour sa survie : elle-même.

Les adeptes de la Nature

Le druidisme est une pratique ancestrale puisant son savoir dans l’observation et le respect de que ses adeptes appellent Gaïa, ou Terre-Mère. Ce sont les elfes qui ont codifié en premier la vénération de la Nature et ses Esprits, sans pour autant lier leurs croyances à une divinité particulière, faisant du druidisme une philosophie plus qu’une religion. Se tenant volontairement à l’écart de la civilisation depuis des temps immémoriaux, les druides se réunissent en Communautés ou Cercles et tiennent des réunions au plus profond des forêts, lieux traditionnellement réputés pour être sauvages et indomptés par les sociétés humaines.

Nombreuses sont les histoires populaires contant la vie de ceux qui partagent et communient avec la faune et la flore, liant leurs esprits à ceux des animaux de la forêt et des océans. Réputés sages et savants, les druides sont souvent respectés pour leur savoir ancestral en matière de baumes et cataplasmes réalisés avec les produits que la Nature met à leur disposition. Considérés à tord comme neutres et passifs, les druides savent cependant sortir de leurs refuges sylvestres pour défendre farouchement les intérêts de Gaïa lorsque Mère-Nature est en danger, châtiant impitoyablement les activités d’industries qui menacent le fragile écosystème qui nourrit et protège chaque être vivant. Peu de témoins sont encore là pour attester de la fureur que peut déployer la Nature contre ses agresseurs.

Sortant progressivement de leur isolement en sentant un cataclysme proche, les adeptes de la Nature démystifient peu à peu leurs croyances et cherchent à se faire entendre. Le Guide Yrian Olenarded, l’Ent déchaîné Onodrim et l’Archidruide Jared forment ensemble le Conseil Druidique, regroupement destiné à faire entrer les druides et les Esprits de la Nature dans cette nouvelle ère de troubles et d’incertitudes, résolus à préserver l’équilibre précaire de Gaïa.

Les Enfants de la Nature

Depuis la nuit des temps, des hommes et des femmes ont toujours veillé sur Gaïa, les esprits de la nature leurs montrant la voie, on les appel les druides. Vivant en réelle harmonie avec Gaïa, ils en connaissent chaque trait, chaque don, chaque signe, ils peuvent se montrer d’une grande utilité, dans l’art des soins par les plantes, de la divination, on dit même que dans des temps reculés on faisait appel à eux, pour réveiller l’esprit de Gaïa. Ne prenant guère part aux conflits des hommes, ils ont toujours étaient neutres concernant les religions, ne jugeant personnes sur ses convictions, ce qui leur valu de ne pas être toujours pris au sérieux, malgré leurs hautes connaissances. L’homme à souvent confondu la neutralité des druides avec de la passivité, pensant que les druides vivaient reclus de tout, et ne se mêlant à rien. Grave erreur que de penser cela. Si les druides n’ont que faire des dieux de l’homme, ils n’en restent pas moins les protecteurs de Gaïa, et quiconque meurtrit la nature peut craindre leur courroux.

L’Ordre de la nature

C’est le plus connu des regroupements druidiques, dirigé par Yrian Holenarded, son rôle est de protéger la nature de manière bienveillante. Les druides de l’ordre de la nature, même si ils souhaitent protéger la nature, ne voient pas l’homme comme un ennemi, et l’accueille volontiers, lui faisant partager leurs connaissances, et leurs bienveillances, espérant ainsi transmettre le message que la nature mérite le respect car elle peut apporter beaucoup. Ils connaissent l’art des potions, du soin par les plantes, les anciens rituels magiques liés à la nature. Ils se consacrent à la défense des lieux saints, des animaux et des plantes. La plupart sont des pacifistes, n’usant de violence que pour se défendre ou défendre ceux qu’ils protègent, que ce soient les leurs, leurs amis ou leurs cercles, lorsqu’ils n’y a vraiment aucune autre solution.

Le Cercle de Ravenwood

Cette voie druidique est bien moins connue, dirigé par un Ent assez effrayant nommé Onodrim, souvent décrit comme représentant la colère, la fureur de la nature allant jusqu’à la destruction de toutes choses venant l’entraver. On dit que les membres du cercles auraient reçu de la nature la capacité de se confondre en elle par la métamorphose. Vivant totalement reclus et refusant tous compromis avec l’homme, ils pensent que la seule manière de faire comprendre aux reste du monde que Gaïa est la mère de toute chose, est de détruire tout ce qui ne va dans ce sens. On les dit très extrémistes et prêts à tout pour que la nature reprenne ses droits. Jusqu’à utiliser les corruptions de la nature si cela peut servir, après tout si l’humanité à laisser la nature en arriver là pourquoi donc ne pas leur renvoyer ce qu’ils ont laissé faire …

Le Conseil Druidique

L’archidruide Yrian Holenarded et Onodrim sont les gardiens du monde druidique. Le conseil sert à prendre chaque décision importante et vieille à la bonne entente entre l’ordre de la nature et le cercle de Ravenwood, dont les relations sont parfois plus que tendues, de part leurs visions totalement différentes des choses. On ne sait guère plus de choses au sujet du conseil, tenu au plus grand secret.

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En savoir plus…
Les factions
L’histoire de Neerya