! Discord officiel du serveur !
>>> https://discord.gg/MZYyYxd <<<

[MAJ 2.466] Activation du respawn par timer sur T4C Neerya !
Faites-nous vos retours sur le sujet dédié dans le forum Suggestions, avis et critiques.

Une journée des plus classiques sur l’ile d'Arakas.

Si vous aimez développer l'histoire de votre personnage et présenter sa description, partagez-les avec la communauté.
Lastwhirlwind
Messages : 3
Inscription : 24 août 2015, 13:43

27 août 2015, 13:24

La majesté du temple de Lighthaven était décuplée par la teinte orangée du jour naissant tandis que la brise côtière faisait rouler les feuilles et autres brindilles sur les pavés de l'allée.
Adossé au colombage de la banque, Lastwhirlwind profitait du calme matinal, un sourire figé à la commissure des lèvres. Ce moment privilégié lui faisait presque regretter d'avoir visé ce coq avec cette botte il y a de cela trente minutes.
Après tout et si l'on voulait bien faire abstraction des jurons qui s'échappaient par les goulets du temple, le tableau était idyllique. De fins nuages de poussière propulsés à intervalle régulier sur le parvis indiquait que l'auteur de cette poésie fruitée nettoyait probablement les dalles après l'apparition d'un disciple d'Ogrimar… « Il faut dire qu'ils en avaient des manières de débarquer ! - Pensa Last- Entre les rires démoniaques, la fournaise tourbillonnante et les vapeurs de souffre, il y avait de quoi réveiller les morts ! Bien que ces derniers soient déjà en train de gambader plaisamment parmi les pâquerettes du cimeterre… » Sur cette réflexion qu'il trouvait des plus cocasses, le sorcier se décida à suivre le cap de l'auberge où, une fois attablé, il commanda des fruits et un lait de chèvre. A peine l'aube que les cuisines refoulaient déjà l'épaisse odeur de graillon.
Il fallait faire le point sur cette journée à venir et ce n'est certainement pas en fixant le postérieur de la patronne que la tâche serait plus aisée. Aussi, après avoir copieusement rougit son œil à l'aide de son pouce à y voir trouble, il sorti le menu parchemin que lui avait donné Wellan.
Un contrat qui proposait une paie généreuse pour l'aider à retrouver des bijoux volés.
Apparemment Wellan s'était fait agresser par des gobelins corrompus sur la route de Windhowl. Last n'avait rien compris à la description des agresseurs, ce qu'il en avait retenu se limitait à : Un gobelin c'est petit, rouge, moche et ça pue tandis qu'un gobelin corrompu est petit, rouge, moche et pue tout autant… La différence étant le côté corrompu, mais corrompu par quoi ? Quant-à faire la différence entre deux gobelins... surtout que, selon le moment de la journée, la description pouvait également correspondre à ce brave « Samaritain » qui trainait ses savates devant le temple.
Du coup et afin d'aider ce pauvre Wellan, il se remémora la description de l'endroit avant de lâcher une paire de pièces sur la table de bois grossier et de se mettre en route.

Une demi journée de marche suffit à trouver l'emplacement. Le coin était paisible, des arbres ombrageaient un campement fiché de huttes en terre et les gobelins y étaient nombreux. Héroïquement planqué derrière un fourré Last cherchait un moyen d'en attirer un vers lui. Il craqua une branche mais pas un seul ne broncha. Au bout de la cinquième branche brisée il fallait se résigner et prendre son courage à deux mains surtout que son tas de petits bois commençait à lui donner des envies de grillades. C'est alors qu’effrontément il lança un caillou sur le crâne du plus proche qui, en montrant ses crocs jaunis se mit à beugler dans une langue inintelligible ce qui eu pour effet de réveiller les autres abominations. En voyant le troupeau débarouler en direction de son buisson, le sorcier, après avoir poussé un cri à la virilité douteuse, se mit lui aussi à courir. Heureusement pour lui, les gobelins sont courts sur pattes et bien qu'ils tricotaient rapidement, les grandes enjambées de l'humain permettaient de les garder à distance. Ce n'est qu'après avoir envoyer une boule d'énergie verte qui explosa au visage d'un des plus laids qu'il comprit ce que ceux là avaient de différents avec les autres gobelinoïdes. Même en se prenant un sort de plein fouet ils poursuivaient leur course ! Commença alors une longue scène de bravoure ou le sorcier poursuivit par une horde de monstres caquetant, courrait en cercle autour du campement comme un imbécile envoyant tous les sorts qu'il connaissait par dessus son épaule en tâchant d'en toucher un.
Quand l'un d'entre eux daignait enfin crever, il le faisait en éparpillant copieusement ses entrailles jaunâtre aux alentours.

Le dernier gobelin corrompu s'écroula et, hors d'haleine, Last entreprit la fouille des cadavres. Le paisible coin de verdure était devenu un véritable capharnaüm ; entre les cratères d'impact de ses sorts et les tripes éparpillées, l'envie de grillade s'était envolée.
Un dos de main plaqué sur ses narines et le teint verdâtre il fouillait le charnier du bout des doigts pour enfin retrouver les dits bijoux à peu près intacts, englués de matière visqueuse.

Suivant les instructions de Wellan, Lastwhirlwind se rendit à Windhowl pour remettre les pierreries à un certain Uriel. Croisant à l'entrée de la ville, un séraphin dont les ailes touchaient le porche, il lui vînt soudainement l'image d'un plumeau géant dont la praticité pour décrocher les toiles d'araignées ne faisait aucun doute.
Uriel tirait un museau des plus déconfit lorsque le sorcier lui fourra les bijoux, vaguement nettoyés à l'eau de mer, dans les mains. Observant à tour de rôle un morceau de chair qu'il avait décoincé entre deux améthystes et le sourire niais de Last qui attendait fébrilement le verdict il se décida à lâcher un « merci » dans un soupire avant d'y ajouter « je suppose ».

Il fallait rentrer à présent et informer Wellan de la réussite de la mission. Évidemment, ayant oublié de prendre un parchemin de téléportation à la boutique de Lighthaven, il allait falloir encore user ses semelles. Ainsi il reprit la route, s'éloignant de la ville fortifiée de Windhowl en tâchant de secouer sa robe noire des derniers restes de gobelins qui s'y étaient incrustés.

Une journée des plus classiques sur l’ile d'Arakas.
Lastwhirlwind
Messages : 3
Inscription : 24 août 2015, 13:43

31 août 2015, 14:52

La pierre des pavés lisse au premier coup d’œil était rugueuse si l'on daignait s'en approcher. Des nuances de gris coupées net par des herbes ébouriffées qui poussaient entre deux. Le schéma se répétant Lastwhirlwind ne comprenait pas tout de suite que le liquide visqueux aux bords cramoisis qui s'infiltrait dans les rainures était son propre sang. La douleur vînt après aussi violente qu'il l'avait imaginée. Sa vision s'empourprait peu à peu et il eu le temps de relever le nez assez haut pour apercevoir l'ombre ailée s'éloigner sans empressement ; son bourreau sans aucun doute bien que ce terme n'ai pas lieu d'être sur Althéa. La journée avait pourtant commencé comme d'habitude et après être rapidement passé voir Isil, le sorcier s'était téléporté au temple de Lighthaven, lieu hautement sanctifié et respecté dont la bénédiction ne s'étendait apparemment pas au reste de la ville. Quelques pas dehors et le voici au sol, les muscles du dos a vif sous sa peau fondue, mis à terre en une salve sortie de nul part. Un instant avant de perdre connaissance il senti la pierre de destinée vibrer dans ses entrailles et son réveil se fit quelques mètres plus loin entouré par un prêtre dont le visage rondouillard rappelait une citrouille et deux prêtresses affairées à envoyer des sorts de guérison qui faisaient claquer milles étincelles autour de lui.

La route était longue jusqu'aux Monts Righul mais ses jambes le supportaient à nouveau. La silhouette lointaine d'un « ailé » lui fit changer d'itinéraire. D'une part pour éviter de revoir le blaire du prêtre et d'autre part car il soupçonnait ces êtres de mutisme. Les rares fois où il tenta d'établir un dialogue seul le silence d'un regard vide lui renvoya ses mots. Une vieille amie était fraichement arrivée en ville et avait très vite montré son empressement à étudier l'art de la sorcellerie. Lui, étant plus expérimenté, essayait de l'aider tant que possible ce qui lui donnait ponctuellement un peu de compagnie. Pourquoi marchait – il à présent vers le nord ? Lui même se le demandait entre deux bouchées de son bivouac. La rumeur tenace comme du sang de gobelin sur la soie, d'un mort vivant hantant les abords rocailleux l'intriguait. Et puis tout le folklore autour de cette montagne représentait du pain béni pour qui touche un minimum sa bille en magie arcanique. Le trajet se fit sans encombre ; quelques gobelins avaient tenté de l'approcher mais ceux là n'étaient pas « corrompus » et la maitrise ayant augmentée, il parvenait s'en mal à les pulvériser avant même que leur odeur ne lui parvienne.

Coincé entre une falaise et le déferlement liquide d'un rapide, le lieu dit était, pour une fois, bien plus contrasté que ce que les ragots en avaient laissé entendre. Une fine couche de brume rasait un sol rocheux noir de jais, l'humidité traversait le lin, la peau et la chair pour venir figer ses crocs gelés dans les os. Un monticule bosselé constitués de crânes pour la plupart humains, entourait un socle de granite dans lequel un pentacle de métal y avait été scellé. Souhaitant avoir quelque chose d'intelligent à dire à ce moment là, tout ce qui pu sortir entre deux claquement s de dents fût un simple « C'est gentil chez vous... » que l'écho lui renvoya comme du fond d'une grotte.
N'écoutant que sa curiosité il s'approcha de la dalle ouvragée et circulaire pour en commencer l'étude. Aucun métal connu ne correspondait à celui utilisé pour le motif et le scellé semblait littéralement l'avoir soudé au granite. Plusieurs claquement sec se produisirent dans son dos, un frisson lui glaça la nuque et une décharge foudroya son bras droit. Faisant volte-face et sans réfléchir il propulsa son sort de flèche enflammée qui vînt inonder de lumière orangée la cage thoracique béante d'un squelette animée d'une taille surprenante. Le voilà le spectre de la côté, le fruit de sa curiosité et l'aboutissement de ce voyage. Sans autre bruit que le grincement des os les un contre les autres l'horreur puisait de ressources magiques pour faire naitre de véritable lances de glace entre ses phalanges avant de les envoyer vers Last. Ce dernier tout en se déplaçant latéralement aussi vite qu'il pouvait gérer ça et la visée, gardait le bras gauche tendu , doigts crispés à envoyer ses traits de flammes sans ménagement. Un éclat de givre vînt se ficher dans sa hanche et le mis sur les rotules, il continuait cependant à se concentrer sur ses flammes jusqu'à l'épuisement total de ses ressources s'il le fallait. Enfin , alors que générer la moindre flammèche était insoutenable, le sort ardent éclaira le crâne blanchâtre du revenant, qui, tel un château de carte, s'effondra sur lui même. Lastwhirlwind s'étendit quelques instant sur le sol, laissant son énergie magique le regagner lentement. Il pût en une poignée de minutes faire éclater quelques étincelles de soin qui refermèrent la plaie béante de sa hanche et poussant un grognement décoré de jurons, se redressa en pointant du doigts le tas d'os « Coucher ! Pas bouger. » dit il d'un ton faussement autoritaire sans se faire d'illusion à vouloir tuer ce qui était déjà mort. Il espérait avoir un peu plus de répit pour son étude qui ne lui apporta rien de plus d'ailleurs. Après avoir fouillé le monticule d'ossement il parvînt à en dégager une étoffe étonnamment intacte. Une robe magique, tout comme celle qu'il portait marquée de broderies arcaniques cousues d'or sur un tissu sombre comme la nuit. Voilà qui ferrait une bonne tenue d'apprenti pour son amie ! La journée n'était pas totalement perdue après tout et de fait, le retour lui parût moins long.

Le sourire de la jeune femme était éclatant lorsqu'elle serra le cadeau contre son coeur. La voir à ce point heureuse lui fit presque oublier les mots qu'il avait enduré ces dernières heures. Elle s'en fit en courant pour mettre sa précieuse robe dans un coffre à l’abri. Remerciant encore le sorcier dans sa course, mais, au lieu de la voir aller tout droit il l'a vit s’arrêter net comme interpelée par la gauche et l'éclat argentée de l'acier vînt empaler son joli corps propulsant une gerbe de sang sur le mur voisin. Last hurla lorsque son amie disparut en un éclair et qu'une lumière inonda le temple de Lighthaven. L'homme du méfait tenait la robe qu'elle avait adorée, serrée comme un chiffon dans son poing et s'en alla tranquillement sans autre forme de procès.
L'apprentie semblait vidée de toute vigueur et ce même après avoir été soignée au temple. Last lui promis de lui retrouver quelque chose d'équivalent mais elle n''entendait plus que le son de l'abandon qui finit par la submerger. C'est ainsi que son sourire disparu avec elle de Lighthaven. Lastwhirlwind la chercha sachant pertinemment qu'elle ne reviendrait pas.

La première étape de son apprentissage était franchie et le voilà arpentant la magnificence de la capitale du royaume : SilverSky. Se perdant en songeries dans l’architecture recherchée de sa basilique , dans le charisme imposant de son château qui n'avait d'égal que sa taille, dans la richesse de ses allées aux jardins précieusement composés, dans le calme de son port.
Il se retrouva là, assis en bout de ponton, les jambes balancées au dessus des creux, commettant l'irréparable. Le grimoire ouvert, un serre d'encre posé à ses côté il gribouillait de sa plume l'histoire de sa vie de sorcier sur les pages sacrées. Un outrage certes pour qui en avait quelque chose à faire. Plus rien n'avait le même gout et cette nouvelle saveur ne lui plaisait pas. Un bateau de pêcheur venait d'accoster et les marins, descendus sur le quai, déchargeaient le poisson et chargeaient les vivres. Ils avaient l'air bien entre eux ces gens là, il y avait des hommes et des femmes en toute indifférence chacun s'activant comme des fourmis à la tâche portuaire, pressés sans doute de retrouver la mer. Et ce visage il l'aurai reconnu même masqué, les cheveux enturbannés dans un linge et le ceinturon haut sur taille d'une chemise bouffante, c'était bien elle ! Sur ce bateau ! Qui venait de remarquer sa présence. Elle s'était arrêtée net dans son œuvre et ses doigts timidement écartés se relevaient à peine en furtif salut accompagné de son sourire. Lastwhirlwind trempa à nouveau la plume dans l'encrier de fortune et gribouilla, non sans rature une dernière balafre sur le livre magique avant de se lever et d'embarquer.

Vibrant sous le vent , le grimoire abandonné sur les planche de bois gonflées par l'eau, voyait s'éloigner au loin un modeste bateau. Les derniers mots de la page agitée indiquaient maladroitement
«La terre à failli, Et avec elle mon abêtissement, La mer me sourit,  Je m'en vais pêcher à présent. »
Une journée des plus classiques sur l'ile de Raven's Dust.


(hrp) Bonne continuation (/hrp)
Répondre